lundi 2 décembre 2013

Du vinaigre pour dépister le cancer du col de l'utérus ?

Cela peut paraître surprenant, mais l'information est sérieuse. Une vaste étude, menée en Inde, indique une réduction de 31% de la mortalité résultant d'un cancer du col de l'utérus, grâce à une technique simple et bon marché de dépistage à base... de vinaigre. Cet examen pourrait sauver des milliers de vies de femmes dans les pays pauvres, assurent les chercheurs, dont les résultats ont été présentés aux Etats-Unis, lors de la Conférence annuelle de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO 2013).


Du vinaigre pour dépister le cancer du col de l'utérus ? 

Les auteurs de cette étude ont testé une méthode de détection visuelle du cancer utérin, en utilisant du vinaigre, de la gaze et une lampe halogène. En appliquant du vinaigre sur le col de l'utérus et à l'aide d'un coton-tige, le prélèvement examiné à l'œil nu, sous une lampe halogène, permet de détecter les anomalies. En moins d'une minute, en effet, les tissus cancéreux prennent une couleur blanche là où le vinaigre est appliqué, alors que les tissus sains ne changent pas de couleur. Cette technique requiert une simple formation des personnels infirmiers ou de travailleurs médicaux qualifiés.
L'essai clinique a été mené pendant 15 ans parmi 150.000 femmes indiennes de 35 à 64 ans, sans antécédents de cancer du col utérin. La moitié a subi un examen de dépistage à base de vinaigre une fois tous les deux ans et l'autre moitié aucun test.
L'incidence du cancer du col de l'utérus a été comparable dans les deux groupes, 26,5 pour 100.000 chez celles soumises au dépistage et 26,7 pour 100.000 chez les autres. Mais le test a permis une réduction de 31% du taux de mortalité liés à ce cancer.
"Nous espérons que les résultats de cette étude auront un important effet pour réduire le fardeau du cancer du col de l'utérus en Inde et dans le monde", a déclaré le Dr Surendra Srinivas Shastri, professeur de cancérologie préventive au Tata Memorial Hospital à Bombay, principal auteur de cette étude.
"Nous travaillons déjà avec les autorités de la santé des Etats et au niveau national en Inde pour rendre cette technique de dépistage et l'éducation médicale accessible à toutes les femmes dans le pays", a indiqué ce cancérologue.
Les chercheurs estiment que ce simple test pourrait sauver chaque année 22.000 vies en Inde et 73.000 vies dans d'autres pays à bas revenus où le cancer du col de l'utérus est une des principales causes de mortalité chez les femmes.
Dans ces pays, il y a très peu ou pas d'accès au test Pap (frottis vaginal, dans le cadre d'une cytologie gynécologique), la procédure normale de détection de ce cancer dans les pays occidentaux. Il consiste à détecter par prélèvement des changements dans les cellules du col utérin susceptibles de devenir cancéreuses.
Le cancer du col de l'utérus qui est évitable, est responsable de 275.000 décès pas an dans le monde dont 80% sont enregistrés dans les pays en développement.

samedi 30 novembre 2013

Objectif zéro – le VIH et les adolescents .........article OMS

Objectif zéro – le VIH et les adolescents

Un enfant tient dans ses bras un chiot, Manille, Philippines

18 novembre 2013 -- Les adolescents et les jeunes (de 10 à 24 ans) continuent d’être vulnérables à l’infection à VIH. C’est particulièrement vrai pour les adolescentes en Afrique subsaharienne confrontées à un risque plus élevé d’infection que les garçons. Dans le monde, les adolescents appartenant aux populations principalement touchées sont également exposés à un risque plus élevé d’infection par transmission sexuelle ou consommation de drogues injectables. C'est pourquoi l'OMS publie à l'occasion de la journée mondiale 2013 de nouvelles lignes directrices et une note d'information sur le conseil et le dépistage du VIH, le traitement et les soins pour les adolescents séropositifs.


Principaux faits

  • Avec plus de 36 millions de morts jusqu'à ce jour, le VIH continue d’être un problème majeur de santé publique
  • En 2012, il y avait environ 35,3 [32,2–38,8] millions de personnes vivant avec le VIH.
  • Avec près d’un adulte sur 20 vivant avec le VIH, l’Afrique subsaharienne est la région la plus touchée. Elle concentre 69% des personnes vivant avec le VIH dans le monde.
  • L’infection à VIH est en général diagnostiquée au moyen de tests sanguins détectant la présence ou l’absence d’anticorps.
  • Il n’existe pas de moyen de guérir de cette infection. En revanche, les traitements efficaces avec des médicaments antirétroviraux peuvent juguler le virus et permettent aux patients de continuer à mener une vie productive et en bonne santé.
  • En 2012, plus de 9,7 millions de personnes vivant avec le VIH étaient sous thérapie antirétrovirale dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.

Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) cible le système immunitaire et affaiblit les systèmes de surveillance et de défense de l’organisme contre les infections et certains types de cancer. Avec l’altération et la destruction des fonctions des cellules immunitaires par le virus, l’immunodéficience s’installe progressivement chez les sujets infectés. L’état immunitaire du sujet est classiquement mesuré par la numération des CD4.
L’immunodéficience entraîne une augmentation de la sensibilité à un grand nombre d’infections et de maladies que l’on peut combattre normalement avec un système immunitaire sain. Le stade le plus avancé de l’infection à VIH est le syndrome d’immunodéficience acquise (sida), qui peut apparaître au bout de 2 à 15 ans selon le cas. Ce stade se définit par l’apparition de certains cancers, d’infections et d’autres manifestations cliniques sévères.

Signes et symptômes

Les symptômes varient en fonction du stade de l’infection. Bien que les personnes vivant avec le VIH tendent à être les plus contagieuses dans les premiers mois, nombreux sont ceux qui ignorent leur situation jusqu’à un stade tardif. Dans les premières semaines qui suivent l’infection initiale, le sujet peut rester asymptomatique ou présenter un syndrome grippal avec de la fièvre, des céphalées, un érythème ou une irritation de la gorge.
À mesure que l’infection affaiblit progressivement le système immunitaire, d’autres signes et symptômes peuvent apparaître, comme une tuméfaction des ganglions, une perte de poids, de la fièvre, de la diarrhée et de la toux. En l’absence de traitement, de graves maladies peuvent survenir comme, entre autres, la tuberculose, la méningite à cryptocoque et certains cancers, comme des lymphomes ou le sarcome de Kaposi, notamment.

Transmission

Le VIH peut se transmettre par le contact étroit et non protégé avec les liquides organiques d’un sujet infecté : sang, lait maternel, sperme et sécrétions vaginales. On ne contracte pas l’infection lors des gestes courants de la vie quotidienne: baisers, étreintes, poignées de mains, partage d’objets personnels, ingestion d’eau ou de nourriture.

Facteurs de risque

Parmi les comportements et affections qui exposent les personnes à un risque accru de contracter l’infection à VIH, figurent :
  • la pénétration anale ou vaginale non protégée;
  • la présence d’une autre infection sexuellement transmissible comme la syphilis, l’herpès, la chlamydiose, la gonorrhée ou une vaginite bactérienne;
  • le partage d’aiguilles, de seringues, de matériels d’injection et de solutions contaminées lors de l’injection de drogues;
  • les injections, les transfusions sanguines à risque, les gestes médicaux impliquant de couper ou de percer la peau dans des conditions non stériles;
  • les piqûres accidentelles, notamment chez les agents de santé.

Diagnostic

Le test révèle l’infection à VIH en détectant la présence ou l’absence d’anticorps dans le sang. Ceux-ci sont produits par le système immunitaire pour lutter contre les agents pathogènes. Pour la plupart des personnes, le délai de séroconversion, la «fenêtre sérologique», est en général de 3 à 6 semaines au cours desquelles l’organisme produit des anticorps contre le VIH mais en quantité insuffisante pour être détectés.
Cette phase précoce de l’infection est aussi celle où la contagiosité est la plus grande, mais la transmission peut avoir lieu à tous les stades de l’infection. En cas d’exposition récente possible au VIH, un second test doit être fait six semaines plus tard pour confirmer les premiers résultats après avoir laissé suffisamment de temps aux sujets infectés pour fabriquer des anticorps.

Conseil et dépistage

Le test de dépistage doit être volontaire et il faut reconnaître le droit de la personne à le refuser. Le dépistage obligatoire ou contraint par un prestataire de soins, une autorité, un partenaire ou un membre de la famille n’est pas acceptable, car il compromet les bonnes pratiques de la santé publique et constitue une violation des droits de l’homme.
Tous les services de conseil et de dépistage doivent comporter les cinq éléments préconisés par l’OMS: consentement éclairé, confidentialité, conseil, résultats corrects des tests, lien avec les soins, le traitement et d’autres services.

Prévention

Au niveau individuel, on peut réduire le risque d’infection à VIH en limitant l’exposition aux facteurs de risque. Les principales méthodes de prévention, souvent appliquées en associant plusieurs d’entre elles, sont les suivantes:

1. Utilisation du préservatif

L’usage correct et régulier des préservatifs masculins ou féminins pendant la pénétration vaginale ou anale protège de la propagation des infections sexuellement transmissibles, parmi lesquelles le VIH. D’après les données connues, les préservatifs masculins en latex ont une efficacité protectrice d’au moins 85% contre la transmission sexuelle du VIH et d’autres infections sexuellement transmissibles (IST).

2. Conseil et dépistage du VIH et des IST

Le dépistage du VIH et des autres IST est fortement conseillé à tous ceux qui sont exposés à n’importe lequel des facteurs de risque, de façon à ce qu’ils connaissent leur état infectieux et accèdent sans retard aux services de prévention et de traitement. L’OMS préconise aussi de proposer le dépistage aux partenaires ou aux couples.

3. Circoncision médicale volontaire de l’homme

La circoncision, lorsqu’elle est pratiquée dans de bonnes conditions médicales par des professionnels de santé bien entraînés, réduit le risque de transmission hétérosexuelle du VIH chez l’homme d’environ 60%. C’est une intervention essentielle en situation d’épidémie généralisée, avec une forte prévalence du VIH et une faible proportion d’hommes circoncis.

4. Prévention basée sur les antirétroviraux (ARV)

4.1 Le traitement antirétroviral en tant que moyen de prévention
Un essai récent a confirmé que si une personne séropositive respecte un schéma thérapeutique antirétroviral efficace, le risque de transmission du virus au partenaire sexuel indemne peut être réduit de 96%. Pour les couples sérodiscordants (l’un est séropositif et l’autre est séronégatif), l’OMS recommande de proposer le traitement antirétroviral au partenaire séropositif quelle que soit sa numération des CD4.
4.2 Prophylaxie pré-exposition (PrEP) pour le partenaire séronégatif
Des essais réalisés auprès de couples sérodiscordants ont montré que les antirétroviraux pris par le partenaire séronégatif peuvent être efficaces pour prévenir la transmission de l’infection par le partenaire séropositif. C’est ce qu’on appelle la prophylaxie pré-exposition (PrEP).
L’OMS recommande aux pays de mettre en œuvre des projets de démonstration concernant la PrEP à l’intention des couples sérodiscordants, des hommes et des femmes transgenres ayant des rapports sexuels avec des hommes avant de prendre une décision sur une application généralisée éventuelle de la PrEP.
4.3 Prophylaxie post-exposition (PPE)
La prophylaxie postexposition consiste à prendre immédiatement des ARV dans les 72 heures suivant une exposition accidentelle au VIH pour prévenir l’infection. On recommande souvent la PPE aux agents de santé exposés à des piqûres accidentelles sur le lieu de travail. La PPE comporte le conseil, les premiers soins, le dépistage du VIH et, suivant le niveau du risque, l’administration d’un traitement ARV pendant 28 jours avec suivi médical.

5. Réduction des risques pour les consommateurs de drogues injectables

Les consommateurs de drogues par injection peuvent prendre des précautions pour ne pas contracter le VIH en utilisant à chaque injection du matériel stérile, notamment les aiguilles et les seringues. Un ensemble complet de mesures de prévention et de traitement du VIH comprend:
  • des programmes sur les aiguilles et les seringues;
  • le traitement de substitution des opioïdes pour ceux qui sont dépendants de ces produits et les autres traitements de la dépendance, fondés sur des faits probants;
  • le conseil et le dépistage du VIH;
  • le traitement du VIH et les soins;
  • l’accès aux préservatifs; et
  • la prise en charge des IST, de la tuberculose et de l’hépatite virale.

6. Élimination de la transmission mère-enfant (ETME)

On appelle transmission verticale ou transmission mère-enfant (TME) la transmission du VIH par une mère séropositive à son enfant au cours de la grossesse, du travail, de l’accouchement ou de l’allaitement. En l’absence de toute intervention, les taux de transmission se situent entre 15 et 45%. On peut prévenir totalement la TME si on donne à la mère comme à l’enfant le traitement ARV ou une prophylaxie antirétrovirale à tous les stades où l’infection peut se produire.
L’OMS recommande un éventail d’options pour la prévention de la TME (PTME), avec l’administration des antirétroviraux aux mères et aux nourrissons, pendant la grossesse, à l’accouchement et pendant la période post-natale. On peut aussi proposer le traitement à vie pour les femmes enceintes séropositives, quelle que soit la numération des CD4. De nouvelles lignes directrices pour la PTME seront publiées en 2013.
En 2011, 56% des femmes enceintes vivant avec le VIH dans les pays à revenu faible ou intermédiaire – nombre estimé à 1,5 million – ont bénéficié d’antirétroviraux efficaces pour éviter la transmission du virus à leurs enfants, contre 48% en 2010.

Traitement

Le VIH peut être inhibé par la thérapie antirétrovirale consistant à associer trois médicaments antirétroviraux (ARV), voire plus. Cette thérapie ne guérit pas l’infection mais jugule la réplication virale dans l’organisme et permet au système immunitaire de se renforcer et de regagner le pouvoir de combattre les infections. Cette thérapie permet aux personnes infectées par le VIH de continuer à mener une vie productive et en bonne santé.
Fin 2012, on estimait à plus de 9.7 millions le nombre de personnes vivant avec le VIH dans les pays à revenu faible ou intermédiaire et bénéficiant de la thérapie antirétrovirale, dont 630 000 enfants. Entre 2003 et 2012, le nombre de personnes sous traitement antirétroviral a été multiplié par 30 dans les pays en développement et il a augmenté de 20% en l’espace d’une année (il est passé de 8 millions en 2010 à plus de 9,7 millions en 2012).

Action de l’OMS

Depuis le début de l’épidémie, l’OMS a dirigé l’action mondiale du secteur de la santé contre le VIH. En tant qu’organisme coparrainant le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), l’OMS prend la direction des opérations dans les domaines prioritaires du traitement et des soins du VIH, de la co-infection tuberculose-VIH et elle coordonne avec l’UNICEF les travaux sur la prévention de la transmission mère-enfant.
En 2011, les États Membres de l’OMS ont adopté la Stratégie mondiale du secteur de la santé contre le VIH/sida pour 2011-2015 qui décrit quatre orientations stratégiques pour guider les actions de l’OMS et des pays au cours des cinq prochaines années.
  • Optimiser la prévention, le diagnostic, le traitement du VIH et les résultats des soins.
  • Obtenir des résultats sanitaires plus larges grâce aux ripostes au VIH.
  • Mettre en place des systèmes de santé solides et durables.
  • Remédier aux inégalités et faire progresser les droits de l’homme.
Les principales actions de l’OMS en matière de VIH consistent aussi:
  • à faire la synthèse des données sur l’efficacité, la faisabilité et l’innocuité des interventions et approches contre le VIH et à orienter le programme de recherche;
  • à énoncer des options politiques pour les programmes nationaux de lutte contre le VIH;
  • à améliorer la disponibilité et la qualité des médicaments et outils de diagnostic liés au VIH;
  • à fixer des normes et des critères pour l’extension des services de prévention, de diagnostic, de traitement du VIH, de soins et d’appui;
  • à fournir une aide technique aux pays afin de renforcer leurs capacités nationales pour planifier, mettre en œuvre, suivre et évaluer des actions efficaces contre le VIH;
  • à suivre les progrès du secteur de la santé pour parvenir à l’accès universels aux services de prise en charge du VIH, avec la couverture et l’impact de ces services, et à faire rapport à ce sujet;
  • à diriger les efforts mondiaux et à faciliter la cohésion et la collaboration entre les partenaires pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement liés au VIH et les cibles fixées dans la Stratégie mondiale du secteur de la santé contre le VIH/sida pour 2011–2015.
OMS, WHO Aide-mémoire N°360
Octobre 2013

vendredi 15 novembre 2013

Sida : les virus cachés 60 fois plus nombreux que prévu

La quantité de virus du sida qui dort dans l'organisme serait 60 fois plus importante qu'on ne l'avait estimé. Avec cette découverte, la perspective de guérir du sida s'éloigne un peu.
Sida : les virus cachés 60 fois plus nombreux que prévu
PETILLOT/SIPA

L’espoir de guérir un jour définitivement le sida est-il en train de s’éloigner ? La réponse est plutôt oui, même si la fillette née séropositive en 2010 et mise sous antirétroviraux dès sa naissance ne présente toujours aucune trace du sida. En effet, cette information porteuse d’espoir vient d’être chassée par une autre, plus inquiétante. Des chercheurs américains du Howard Hughes Medical Institute viennent en effet de publier une étude dans la revue Cell le 24 octobre révélant que le réservoir de virus du VIH, qui reste caché dans notre organisme, serait 60 fois plus important qu’on ne le croyait.


Des virus dormants qui peuvent se réveiller
Ces « provirus » qui dorment dans certaines cellules ne se répliquent pas, ils sont donc inactifs. Mais les antirétroviraux, qui ne s’attaquent qu’aux virus actifs, ne permettent pas de faire disparaître ces réservoirs. C’est la raison pour laquelle les spécialistes sont incapables de dire à ce jour si un patient dont la charge virale est indétectable depuis plusieurs années peut être considéré comme guéri. Le Dr Hannab B. Gay qui a pris en charge la fillette séropositive traitée dans les heures qui ont suivi sa naissance, émet l’hypothèse que ce traitement précoce a permis de neutraliser le virus et l’a peut-être empêcher de constituer des réservoirs. Mais, ce n’est qu’une hypothèse.


Jusqu’à maintenant, l’évaluation de la taille de ces réservoirs de virus dormant s’était révélée délicate. Les chercheurs américains ont donc mis au point une nouvelle technique pour mesurer non seulement la taille mais aussi la composition de ces réservoirs, en analysant le génome des provirus. Résultat : 88% des virus étaient effectivement incapables de se répliquer mais 12% avaient gardé leur capacité à se multiplier. « Et à notre grande surprise, les provirus que nous jugions intacts au vu de leur séquençage génétique se sont tous admirablement reproduits », a déclaré le Dr Robert Siciliano, principal auteur de l’étude. En se basant sur les 12% de virus potentiellement actifs, les chercheurs sont donc parvenus à une estimation de la taille des réservoirs 60 fois plus importante.


Un nouvel obstacle à la guérison du sida
« Le fossé qui nous sépare de la guérison de cette maladie s’est considérablement creusé, estime le Dr Siciliano. Même si un patient est traité avec succès par des antirétroviraux qui empêche la réplication du VIH, les virus silencieux pourraient réactiver la maladie à tout moment, lorsque le malade n’est plus sous traitement antirétroviral. Les auteurs estiment donc que la mise au point de médicaments ciblant ces virus dormant est indispensable si l’on veut un jour parvenir à une guérison complète du sida.

mercredi 25 septembre 2013

OZONE ET SA DESTRUCTION

L’ozone est détruit par le chlore et le brome dérivés de la décomposition des CFC et des halons rejetés par l’homme. Ici, vous verrez comment l’ozone est détruit par le chlore dérivé des composés chlorés, mais ces mécanismes sont similaires avec les composés bromés.


Voici la réaction de destruction de l’ozone par un atome de chlore Cl ou un atome de brome Br (pour les chimistes !!) :



Cl + O3 --> ClO + O2

ClO + O --> Cl + O2

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bilan : Cl + O3 + O --> Cl + 2O2

Br + O3 --> BrO + O2

BrO + O --> Br + O2

------------------------------------------
bilan : Br + O3 + O --> Br + 2O2


Mais le trou d'ozone se forme seulement dans les régions polaires, en particulier au dessus de l'Antarctique pendant le printemps. Pour quelle raison ?

En réalité, la réaction de destruction de l’ozone avec le chlore Cl ne peut pas avoir lieu sans qu’un certain nombre "d’ingrédients" ou de conditions soient réunies :

  1. il faut des températures très basses, pour que les composés chlorés se convertissent en des molécules de chlore moléculaire Cl2 (cette conversion se fait à la surface de nuages de glace stratosphériques)2
  2. il faut ensuite du soleil pour que le chlore moléculaire Cl2 se décompose en 2 atomes de chlore (Cl) qui attaquent alors l’ozone

Les réactions chimiques en jeu dans la destruction de l’ozone sont donc en réalité un peu plus complexes :

Les conditions de température sont favorables aux pôles pendant l’hiver polaire, le pôle étant alors dans la nuit polaire pendant plusieurs mois. En Antarctique, l’hiver polaire a lieu pendant les mois de avril à septembre (au moment de l’été chez nous au Nord) : il y fait alors -80° dans la stratosphère ! Des nuages de glaces se forment alors dans la stratosphère. C’est à la surface de ces nuages de glaces qu’a lieu la conversion des composés chlorés, issus des CFC, en chlore moléculaire Cl2.

En septembre, à la fin de l’hiver polaire en Antarctique, le soleil revient, entraînant la décomposition du chlore moléculaire (Cl2) en 2 atomes de Chlore qui détruisent alors l’ozone…

                                                VU sur le net

vendredi 30 août 2013

LES PLANTES QUI GUERISSENT

Nous allons vous montrer que les plantes sont dotées de vertus tellement merveilleuse qu'il serait bien de vous les montrer.



Le ginseng est une plante herbacée, vivace, de 30 à 50 centimètres de hauteur et à racine tubérisée de grande taille. Les feuilles sont palmées et composées de 5 folioles dentelées. Les fleurs sont petites et de couleur blanche en ombelle terminale. Les fruits sont des baies rouge clair.Le ginseng pousse à l'état sauvage dans les forêts montagneuses d'Asie orientale. Il est cultivé principalement dans la péninsule coréenne et le nord-est de la Chine. Les seuls véritables ginsengs sont ceux de la famille des panax.La racine tubérisée principale, de saveur douce amère, est la partie de la plante utilisée en médecine. Mais il faut plusieurs années pour que ce rhizome acquière toutes ses qualités.



Principales propriétés

De multiples études prouvent que cette plante est capable de tonifier l'organisme des personnes fatiguées ou affaiblies, de rétablir la capacité de travail physique, de concentration intellectuelle, d'adaptation au stress et d'aider les convalescents à reprendre des forces.

Néanmoins, le ginseng est à éviter chez les malades bipolaires non stabilisés, en cas d'hypertension sévère. C'est également le cas chez la femme enceinte, allaitante et chez le jeune enfant, en raison d'un manque d'études.



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Le curcuma est une plante herbacée et vivace. Le rhizome
(la tige souterraine) donne naissance à une tige portant à la base des gaines foliaires et de très grandes feuilles pétiolées, acuminées et oblongues. Les fleurs apparaissent au niveau du sol et possèdent trois sépales soudés et trois grands pétales jaunes.

Originaire d'Inde, cette plante ne supporte pas le gel et elle exige une culture sous climat tropical. La récolte du rhizome est pratiquée une fois que les parties aériennes sont fanées, soit environ 8 à 10 mois après la mise en culture. C'est cette tige souterraine qui est employée en médecine.

Principales propriétés

Le curcuma a constitué l'un des piliers essentiels de la médecine ayurvédique indienne. Son rhizome contient notamment des polyphénols (molécules organiques complexes), des polysaccharides (sucres complexes) solubles dans l'eau, des huiles essentielles et d'autres lipides. L'Agence du médicament reconnaît qu'il a des propriétés cholagogues (facilitant l'évacuation de la bile) et qu'il stimule l'appétit. Mais il a également une activité anti-inflammatoire et antioxydante prouvée par différentes études. Le curcuma freine aussi le processus athéromateux qui obstrue les artères, en diminuant les dépôts lipidiques aortiques et les teneurs sanguines en graisses oxydées. Qui plus est, cette racine horizontale protège le système digestif et notamment le foie en cas d'agression. Antispasmodique, il améliore le travail du foie, de la vésicule biliaire et du pancréas.Il se mélange avec l'artichaut, le radis noir et la fumeterre en cas de constipation d'origine biliaire (nausées, digestion difficile). Et avec le pissenlit, voire avec la gentiane, en cas de selles dures ou rares, notamment avec ballonnements. Quant au noyer, c'est un complément utile en cas de diarrhée. D'autre part, il permet de combattre l'arthrose et les rhumatismes inflammatoires. Et l'ingestion d'un extrait alcoolique de curcuma pendant 30 jours abaisse les taux du mauvais et augmente ceux du bon cholestérol. Comme toutes les plantes agissant sur le flux biliaire, le curcuma est à consommer avec prudence en cas de présence de calculs dans la vésicule biliaire. De plus, il est déconseillé lors de la prise de médicaments anticoagulants, ainsi que chez les femmes enceintes (mais pas celles qui allaitent).


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La passiflore, son nom vient du latin passio, passion et flor, fleur, c'est-à-dire "Fleur de la passion" ; incarnata vient de carne, la chair, la carnation. Plante grimpante à feuilles alternes se rencontre essentiellement en Amérique centrale et du Sud, mais aussi en Asie tropicale, en Australie et en Polynésie.

Principales propriétés
La passiflore est sédative, anxiolytique, anticonvulsivante et analgésique, Elle commence par diminuer le niveau d'anxiété, puis elle entraîne un ralentissement net de l'activité générale, cet effet sédatif augmente la durée du sommeil et potentialise l'action des somnifères.

La passiflore est aussi un antispasmodique musculaire. Elle augmente l'amplitude des contractions, diminue leur fréquence et abaisse le tonus général. Enfin, elle exerce une action sédative sur le cœur.
La passiflore est principalement indiquée chez les patients stressés, hyperactifs, excitables, sujets aux tachycardies et dont l'endormissement est difficile. Mais elle est aussi conseillée aux patients alternant les périodes d'asthénie et d'agressivité, souffrant d'insomnie associée à des fringales nocturnes, des migraines, et éventuellement soumises à un comportement de dépendance (sucres, alcool, toxiques...). La passiflore est très bien tolérée. Elle est non toxique, et ne provoque pas d'accoutumance. Néanmoins, des doses supérieures à 3 grammes d'extrait par jour peuvent éventuellement provoquer des céphalées et des troubles de la vision.

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Le cyprès est un arbre qui peut atteindre 25 mètres de
hauteur. Originaire d'Europe orientale et d'Asie occidentale, il pousse en particulier sur le pourtour méditerranéen. Son écorce gris rougeâtre exhale une très forte odeur de térébenthine. Les feuilles sont persistantes, petites, vert grisâtre et en forme d'écailles. Les fleurs femelles, groupées en chatons, donnent naissance à des fruits appelés galbules ou noix de cyprès, que l'on utilise en médecine.



Principales propriétés

En laboratoire, les proanthocyanidines (PAC) de cyprès ont été testées sur différents virus. Leur mode d'action est double : non seulement elles entravent l'adhérence des virus sur leurs cellules hôtes, ce qui limite leur multiplication, mais en plus elles induisent une lyse, une destruction des virus, ce qui permet la diminution rapide de la charge virale. IL limitent les conséquences pulmonaires de l'emphysème et diminuent les symptômes de l'insuffisance veineuse ou des troubles hémorroïdaires. Ils concernent l'herpès, le cyprès est aussi utile pour lutter contre les infections ORL et pulmonaires (bronchite, grippe...), les maladies de l'enfance (rougeole, rubéole, varicelle, oreillons), ainsi que contre le zona et la mononucléose.Le cyprès est très bien toléré, sans aucune contre-indication, précaution d'emploi ou interactions médicamenteuses. Mais, attention, les personnes souffrant de maladies auto-immunes, notamment en période de poussée évolutive, ne peuvent prendre de l'échinacée en plus de leur traitement que pendant de courtes périodes.


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Le Mélilot provient du grec "méli", qui signifie "miel", et de "lôtos", "lotus", car ces "fleurs à miel" sont très recherchées par les abeilles. Cette plante bisannuelle commune en Europe et en Asie tempérée pousse jusqu'à 2 200 mètres d'altitude dans des terrains calcaires ou légèrement salés, donc des endroits secs et pauvres. Les tiges, de 0,5 à 1 mètre, portent des feuilles trifoliées. Les fleurs, jaunes, odorantes, visibles de mai à septembre, sont réunies en grappes allongées. Les fruits sont des gousses contenant des graines. 

Principales propriétés

En premier lieu, ces substances stimulent la pompe lymphatique (elles augmentent la fréquence et l'efficacité des contractions lymphatiques). En deuxième lieu, elles diminuent la perméabilité capillaire. Enfin, elles améliorent l'oxygénation des tissus. Il faut ajouter que cette plante est bénéfique à la circulation sanguine dans l'ensemble du corps (dont le cerveau) et qu'elle favorise la cicatrisation ainsi que la régénération tissulaire. Les jambes lourdes ainsi que le lymphoedème des membres supérieurs et inférieurs sont les principales indications de cette plante herbacée capable de produire un "drainage lymphatique végétal" et de fluidifier le sang. Pour les jambes lourdes et pleines d'eau, avec des chevilles gonflées, ainsi que pour lutter contre la couperose, rien ne vaut un mélange mélilot et vigne rouge. En cas d'hémorroïdes et de congestion pelvienne, l'association avec du marron d'Inde est conseillée. Celle avec du ginkgo est utile pour la protection des parois des vaisseaux sanguins et capillaires.
Le mélilot n'a pas d'effets secondaires. Mais, attention, il faut arrêter d'en prendre trois jours avant une intervention chirurgicale, pour éviter de trop saigner.


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L'Artichaut a Les feuilles en rosette de la première année sont les parties de la plante utilisées en thérapeutique et non les bractées.


Principales propriétés
Ces feuilles contiennent différents composés chimiques (acides phénols, acides alcools, lactones, flavonoïdes ...) qui expliquent ses propriétés pharmacologiques. D'abord, elles facilitent et régulent l'évacuation de la bile, ce qui est bien démontré chez le rat de laboratoire. 
La feuille a également un effet protecteur vis-à-vis du foie et elle inhibe la synthèse de cholestérol dans cet organe, d'où un effet hypolipémiant (réduction du taux de graisse dans le sang). L'emploi de feuilles d'artichaut contribue à améliorer les symptômes gastro-intestinaux. En effet, des études cliniques mettent en évidence une diminution de la dyspepsie (digestion difficile) et des manifestations du syndrome de l'intestin irritable (ballonnements, douleurs abdominales, constipation...) au bout de deux mois de traitement.


Ce légume est le plus riche en acide chlorogénique, aux propriétés antioxydantes, d'où son rôle possible dans la prévention du diabète de type 2. Le mélange artichaut/curcuma/radis noir est particulièrement indiqué à la suite d'excès alimentaires ou pour le "nettoyage" de printemps (saison du foie en médecine chinoise). Cette formule (associant un produit qui régule le flux biliaire, un anti-inflammatoire et un détoxiquant hépatique), protège le foie des patients sous chimiothérapie, pilule, paracétamol, ou atteints de certaines maladies hépatiques.

Le desmodium (protecteur du foie) et le chardon-marie (hépatoprotecteur) sont également efficaces.

En plus de leur action sur le foie, l'artichaut, la bardane (anti-infectieuse cutanée et anti-inflammatoire) et le pissenlit (diurétique) stimulent l'élimination rénale, tandis que la réglisse (anti-inflammatoire) est active sur l'intestin et sur son écosystème, essentiel pour un bon équilibre immunitaire.

Précautions d'emploi

L'artichaut n'est pas toxique. Néanmoins, il n'est pas recommandé si l'échographie révèle la présence de petits calculs dans la vésicule (en raison d'un risque de coliques hépatiques dues à leur migration dans les voies biliaires) et il est à éviter en cas d'allaitement.

Les personnes sensibles à cette plante peuvent voir apparaître des nausées, des diarrhées et des urines abondantes.

On trouve sur les marchés des artichauts blancs ou violets, les plus gros pesant jusqu'à 500 grammes pièce, les plus petits moins de 100 grammes. Ce légume est pauvre en lipide et cholestérol, mais il apporte de bonnes quantités de vitamine B3 et C, de magnésium, de phosphore, de potassium, de cuivre, ainsi que des fibres.

jeudi 22 août 2013

ASTHME ET LA PRATIQUE DU SPORT


                                                           
                                 Le saviez - vous ? 

Dawn Fraser, triple championne olympique qui a commencé la natation à 10 ans pour combattre l'asthme; Mark Spitz nageur aux 7 médailles d’or aux JO de Munich est un exemple, et bien d'autres encore. 

L’asthme est une infection inflammatoire chronique des voies aériennes. Elle se traduit par des quintes de toux, une respiration sifflante, une sensation d’oppression thoracique et des difficultés respiratoires. La prédisposition familiale de l’asthme est certaine. Toutefois, les crises sont déclenchées par des allergènes type pollen, poussières de maison, poils d’animaux, pollution atmosphérique et par d’autres causes comme les pollutions exogènes, fumée de cigarette et autres fumées industrielles. Des infections intercurrentes, certains médicaments, l’anxiété et l’émotion peuvent également se manifester par une accentuation des crises d’asthme. 

Les associations d'asthmatique et les médecins du sport préconisent la pratique du sport pour les asthmatiques et surtout les enfants tout en observant l'état du pratiquant. Dans ces conditions, il apprendra à gérer ses efforts et à réguler sa respiration à l'activité physique.

Condition à réaliser avant la pratique du sport
  • L'Equipement : vêtement à cagoule et survêtement s'il fait froid
  • Avoir son bronchodilatateur sur soi.
  • Le Lieu : un lieu pas trop pollué
  • Eviter les endroits où il y a trop d'animaux à cause des poils
  • Eviter les endroits à grande dose de pollens
Sports conseillés
  • Natation en piscine ;
  • Sports de mer sauf la plongée (l'oxygène en bouteille pouvant aggravé votre état) ;
  • Marche (très recommandée)
  • Randonnée, 
  • ski de fond 
  • Sports de ballon, vélo, gym, patinage, surf, voile ;
  • Sports de combat ;
  • Course à pied lente ou de fond (attention au froid intense) et pas de sport aux efforts violents (sprint, demi-fond)
En conclusion l'asthme ne prédispose pas à la non pratique du sport bien au contraire. L'ASTHME = Sport adapté à la respiration.

mardi 13 août 2013

BONNE NOUVELLE EN SANTE

La recherche avance et la dernière est que des chercheurs de l'Université de Glasgow ont identifié des molécules - les flavonoïdes - pouvant entrer dans l'élaboration d'un traitement futur contre les maladies cardiovasculaires.

Notons sur Wikipédia que '' les flavonoïdes (ou bioflavonoïdes) sont des métabolites secondaires des plantes partageant tous une même structure de base formée par deux cycles aromatiques reliés par trois carbones : C6-C3-C6, chaîne souvent fermée en un hétérocycle oxygéné hexa- ou pentagonal. Certains auteurs, comme Bruneton1, préfèrent séparer, pour tenir compte de leurs propriétés particulières, les dérivés flavaniques, les anthocyanosides et les isoflavonoïdes et de conserver l'appellation de flavonoïdes stricto sensu pour les autres.

Les flavonoïdes sont responsables de la couleur variée des fleurs et des fruits et représentent une source importante d'antioxydants dans notre alimentation. Ils forment une sous-classe des polyphénols. Il y en a plus de 6000 à avoir été décrits chez les plantes.

Les flavonoïdes ont été découverts par Albert Szent-Györgyi en 1936 qui a reçu le prix Nobel de physiologie ou médecine, en 1937 (voir la section « histoire » en fin d'article). Dans les années 50, Jack Masquelier, de l'université de Bordeaux entreprend une étude des composés flavaniques de l'écorce de pin et des pépins de raisin et dépose des brevets sur la purification des procyanidines oligomères (ou pycnogénol) et leurs utilisations thérapeutiques.


Les chercheurs ont même prouvé que les flavonoïdes isolés à partir d'agrumes avaient un effet "protecteur" naturel contre cette inflammation. Cette découverte pourrait permettre à terme "de développer une nouvelle génération de médicaments anti-inflammatoires moins onéreux, plus faciles à produire et moins toxiques que les traitement actuels", concluent les principaux auteurs de l'étude. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) indique que près de 23,3 millions de personnes mourront d'une maladie cardiovasculaire d'ici 2030.

VU SUR LE NET =/ Côte d’Ivoire : Une manifestation des étudiants de l’INFAS réprimée par la police

VU SUR LE NET =/ Pancarte des manifestants ici ce mardi matin à Abidjan (ph Adriel)

Abidjan - Le 13 août 2013 © koaci.com - Des agents de la police nationale de Côte d’Ivoire, précisément ceux de la CRS2 ont dispersé des étudiants de l’Institut National de Formation des Agents de santé (INFAS) qui manifestaient ce mardi non loin de la poste du Plateau.


Ces étudiants repoussés pour une première fois par la garde républicaine au parking de la primature alors qu’ils avaient rendez-vous selon eux avec le premier ministre ivoirien, se sont retrouvés en définitive en face de la direction générale des douanes à quelques encablures de la poste du Plateau.
Cette manifestation pacifique des étudiants a été réprimée par des agents de la CRS2 euphoriques qui ont usé de grenades lacrymogènes et qui s’attaquaient par moment aux passants, a constaté KOACI.COM sur place.


Dans un entretien accordé plus tôt à KOACI.COM, le président des étudiants de l’INFAS, Adon Aniépo a justifié la présence des étudiants en ces lieux, alors qu’ils devaient en principe se trouver au CHU de Treichville.
«Nous sommes là ce matin pour réclamer six voire huit mois de bourses pour les étudiants de la première, deuxième et troisième année. Nous sommes au nombre de 5000 étudiants. Le montant total de ces arriérés avoisine les 1.7 milliards de FCFA, à raison de 49500 FCFA par mois par étudiant, » a déclaré Adon Aniépo.
L’entretien n’ira pas à son terme lorsque les grenades lacrymogènes vont commencer à pleuvoir sur les étudiants et journalistes qui ont effectué le déplacement du lieu du rassemblement où l’on enregistrera par la suite une débandade.
«Nous nous sommes repliés du côté de la poste où nous avons eu un entretien avec un officier de police qui demande que nous formions une délégation de 5 personnes, » avait précisé le président des étudiants de l’INFAS.
Le non paiement des bourses créeraient des préjudices aux étudiants. Leur président estime que cette situation a dépeinte sur le rendement des étudiants.
«Aujourd’hui, les résultats des étudiants sont catastrophiques à l’INFAS sur 364 sages-femmes qui ont composé cette année seulement 61 sont admises, par ce que les étudiants n’ont pas leurs bourses, ils n’ont pas les moyens c’est difficile pour eux de se rendre à l’école, » a insisté Adon Aniépo.
Ce dernier a par ailleurs dénoncé l’attitude de la ministre de la Santé qui selon lui, ne se penche pas sur leur cas en dépit des promesses faites aux étudiants.

« La ministre de la Santé Raymonde Goudou ne tient pas ses promesses lors d’une rencontre avec les membres de notre bureau à Korhogo elle a promis que la situation sera décantée dans les prochains jours. Mais jusque là rien n’est fait, » a-t-il martelé, avouant au passage qu’il a souvent maille à partir avec ses camarades qui pensent qu’il a dévoyé la lutte.

Enfin, après qu’ils aient été déguerpis par la police, les étudiants ont juré paralyser les activités aux CHU de Treichville dans les heures qui suivent.
Wassimagnon